Si vous avez passé la journée dans une grotte

  • Covid : Jean Castex annonce que le taux d'incidence (= nombre de cas nouveaux pour 100 000 habitants) est désormais de 251 au niveau national (+40% en une semaine) avec un taux de reproduction de 1,3 soit un doublement du nombre de cas tous les 15 jours (voir sujet suivant)
  • Sondage Ipsos : 87% des Français estiment que la laïcité est "en danger" en France et 79% que "l'islamisme a déclaré la guerre à la France et à la République" 
  • Le Parlement européen décerne le prix Sakharov (= Nobel de la Paix européen) aux "femmes et hommes de l’opposition démocratique en Biélorussie"

Selon les calculs de l'Institut Pasteur basés sur des données arrêtées au 15 octobre (= avant le couvre-feu), la moitié des places de réanimation en France risquent d'être occupées par des patients Covid d'ici la fin du mois (vs 44% aujourd'hui)

A l'occasion de la Fiac (qui aurait du se tenir ce week-end), TTSO est illustré par les œuvres présentes sur ARTSPER.COM, premier site de ventes d'œuvres d'art en ligne

Au cas où vous auriez un doute (1)

... "la 2e vague est là" et "les semaines qui viennent seront dures" ! C'est Jean Castex qui l'affirme ce soir lors du point presse du gouvernement sur le Covid. Certes la circulation du virus est "moins rapide qu'en mars" mais la "situation sanitaire continue de se dégrader" dans le pays et l'exécutif souhaite "anticiper encore plus". Résultat : 54 départements + la Polynésie -- soit 46M de Français ou 70% de la population -- passent (ou restent) en alerte maximale et devront respecter 6 semaines de couvre-feu (de 21h à 6h) dès samedi. 

Le PM reconnait qu'il est encore "trop tôt" pour mesurer les premiers effets du couvre-feu dans les départements concernés et qu'une "réévaluation" sera faite "la semaine prochaine". Mais make no mistake, ce ne sera pas pour relâcher les restrictions mais bien pour les "durcir" ! Au cas où vous auriez eu un doute

En lire plus dans Le Figaro

Au cas où vous auriez un doute (2) ...

... le rebond rapide de l’économie observé cet été, c’est fini. Selon le baromètre établi par le BCG et publié ce matin, "la reprise stagne en septembre". La raison : les mesures de confinement annoncées partout dans le monde qui ont "affecté la consommation des ménages et réduit, de ce fait, l'activité économique". Et avec la seconde vague particulièrement marquée en Europe, "il est peu probable que les perspectives actuelles se maintiennent dans les mois à venir".

Parallèlement l’Insee annonce aujourd’hui que pour la première fois depuis mai et le déconfinement, l’indice du climat des affaires en France est reparti à la baisse en octobre en raison des "perspectives d'activité (qui) s'assombrissent par rapport au mois dernier". Au cas où vous auriez eu un doute

La guerre a été déclarée mardi

Mardi le département de la justice US (DOJ) a lancé sa croisade anti-Google, accusant le géant – dans un document de 57 pages -- de protéger illégalement son monopole dans le search (Google y détient 92% de part de marché worldwide). Selon le NY Times, il s’agit de "la plus grande épreuve en une génération pour Google et est de nature à bouleverser la manière dont les consommateurs utilisent l’internet". Bref c’est la guerre. Et Google va la gagner.

D’abord parce qu’il y a près de 10 ans la Federal Trade Commission avait déjà lancé une enquête anti-trust sur Google qui s’était terminée par un vote des 5 commissaires (2013), contredisant leur propre commission (qui recommandait d’attaquer) et décidant de ne pas poursuivre. Depuis cette date Google a triplé sa taille et celle de ses profits. Il est assez vraisemblable que ses capacités de lobbying aient suivi la même pente.

Mais surtout car les arguments des géants de la tech US face aux autorités anti-trust sont à présent – et bien plus qu’il y a 10 ans – hyper simples et totalement imbattables : si vous nous forcez à nous affaiblir (= cassez nos monopoles)…

… vous tuez les champions américains de la technologie la plus importante du XXIe siècle et livrez l’internet à la domination chinoise. Fin du débat. Google gagne par KO.

En lire plus dans le NY Times

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En partenariat avec Féau

L'adresse FÉAU

En lisant la description de cet appartement de Neuilly-sur-Seine telle que l’écrit Féau, vous constaterez qu’elle se conclut sur un mot : "rare". Reprenons-en les éléments factuels : bel immeuble des années 30, 211 m2 de duplex occupant les derniers étages, une terrasse offrant une vue sur la Tour Eiffel, très belle hauteur sous plafond et élégance irréprochable. Complété par 2 chambres de service, 2 caves et un emplacement de parking au sous-sol. "Rare" est peut-être un peu modeste.

Daniel Féau, Belles adresses – À Paris et ailleurs

Lire au lit (spécial octobre rose)

"(Mes seins) aimeraient bien parler... ils aimeraient parler et ils aimeraient qu'on leur parle. Les caresses peuvent conduire le dialogue. Mais pas n'importe quelles caresses. Les caresses de désir ferment le débat. Elles sont trop dirigées, trop hâtives. Il faut une autre caresse, plus subtile, plus délicate, plus intime… Une caresse filtrée où seule la tendresse affleure, une de ces caresses attentives et légères qui vous rendent enfant, ou oiseau, qui ouvrent des milliers de bouches et d'yeux sur leur passage, la caresse-miroir, celle qui se prolonge en ricochet la caresse-couleuvre, la caresse-vol d'oiseau, planant à fleur de nerfs… Celle qui fait de vous un ange immatériel, celle qui vous donne envie de pleurer. Celle qui vous ouvre le cœur..."

En ce mois d’octobre (rose) nous consacrons nos lectures à l'un de nos livres favoris : Histoire de mes seins de Monique Ayoun (et illustré par Wolinski)