Si vous avez passé la journée au Pulco

  • L'Elysée crée officiellement une mission indépendante nationale d’évaluation de la gestion de la crise du Covid afin d'analyser "les prises de décisions par les autorités publiques" et "aider la France à se préparer à un éventuel rebond" 
  • Olivier Véran (Min. Santé) annonce vouloir lancer une campagne de tests virologiques "de très grande ampleur" pour "identifier les éventuels clusters dormants" notamment en Ile-de-France
  • Le FMI alerte sur la "déconnexion entre les marchés financiers et l'économie réelle" qui pourrait "semer les germes de problèmes futurs et mettre la croissance en péril"

Météo France annonce s'attendre à des moyennes de températures "plus chaudes que les normales" en France pendant "les 3 mois d'été" mais sans toutefois atteindre les records de l'an dernier

Mouais…

Donc aujourd’hui le ministère du Travail publiait les chiffres de l'emploi pour mai. Après +23% d’augmentation du chômage (catégorie A) en avril, en mai on amorce la décrue : 3% de chômeurs en moins. Ouf !... mais, à y regarder de plus près, cette baisse s’explique d’abord par le transfert des chômeurs de catégorie A vers les catégories B et C (= les demandeurs d’emploi en activité réduite). En clair, les boites ont commencé à réembaucher mais à temps partiel.

Conséquence : catégories A, B et C confondues, le nombre de chômeurs a continué d’augmenter en mai (+1%) et marque un nouveau plus haut niveau historique. Pas encore la fête…

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Pas beaucoup bossé…

… aujourd’hui au bureau ? C’est normal ! Il faisait tout simplement trop chaud pour travailler. Selon une étude des universités de Stanford et de Berkeley (US) portant sur 166 pays de 1960 à 2010, la température à laquelle les pays produisent le plus de richesse est 13°C. Au-delà, la productivité de l'économie "décline fortement". Une étude du MIT précise d’ailleurs ce qu’il faut entendre par fortement : en exploitant des statistiques remontant sur les 40 dernières années…

… le MIT a constaté qu'au-delà de 15°, notre productivité fond de 1,5 à 1,7% par degré supplémentaire. Sachant qu’il faisait 33° cet après-midi à Paris, calculez la baisse de votre productivité… si vous n’avez pas trop chaud

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Uh oh

Uh oh

On ne voudrait pas casser la légère euphorie estivale que l’on relevait cette semaine (cf ici et ) mais tout à coup… l’horizon n’est plus tout à fait aussi dégagé

Libé rapporte ce matin que, si le nombre de nouvelles contaminations hebdomadaires au coronavirus en France a été divisé par 2 depuis le début du dé-confinement, la décrue marque le pas. Depuis une semaine le recul stagne autour d’un plancher à environ 400-500 nouvelles contaminations/jour. Un phénomène qui s’observe aussi en Espagne et en Italie et qui fait craindre que ce niveau rampant d’infections se réveille à l’automne. La 2e vague.

Plus inquiétant, l’Organisation Mondiale de la Santé (I’OMS) déclare cet après-midi qu’elle observe actuellement "une augmentation du nombre de cas hebdomadaires pour la première fois depuis des mois" dans 30 pays (non cités) en Europe… et que pour 11 d’entre eux, "la recrudescence (est) très importante" et de nature à pousser "les systèmes de santé au bord du gouffre". Comme de gros nuages d’orage auxquels on ne s’attendait pas…

Et aux US ? Le pays a connu hier (mercredi) un nombre record de cas positifs (45 500) en une seule journée #FarFromOver

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L'adresse FÉAU

De ce bien situé dans très bel immeuble haussmannien du IXe arrondissement, nous pourrions dire aisément qu'il est "hors du temps". Jugez plutôt : 166m2 de surface habitable organisés autour d'un vaste salon et d'une chambre de maitre mais surtout -- et c'est exceptionnel -- une hauteur sous plafond de 3,3m et une conservation rare des éléments d'origine du XIXe siècle (plafonds peints, parquet aux 5 essences de bois rares, moulures). Le meilleur du monde d'avant restera celui de demain. 

Daniel Féau, Belles adresses – À Paris et ailleurs

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Lire au lit

"Le sommeil nous avait surpris dans notre nudité. A mon réveil, la voyant découverte, je craignis qu'elle n'eût froid. Je tâtai son corps. Il était brûlant. La voir dormir une procurait une volupté sans égale. Au bout de dix minutes, cette volupté me parut insupportable. J'embrassai Marthe sur l'épaule. Elle ne s'éveilla pas. Un second baiser, moins chaste, agit avec la violence d'un réveille-matin" . Raymond Radiguet - Le Diable au corps (1923)

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