Si vous avez passé la journée dans le bololo

Brexit : May réunit son cabinet pour leur présenter l'accord signé hier avec l'UE. A l'heure du bouclage, rien ne filtre à part la démission prévue de 2 Brexiters (2 ministres d'importance mineure) #NotYetADeal (voir sujets suivants) - Edouard Philippe annonce le doublement de la prime à la conversion automobile pour les ménages modestes - Israël : démission du ministre de la Défense opposé au cessez-le-feu à Gaza. Des élections anticipées pourraient être organisées rapidement. 

Au 3e trimestre la croissance allemande a reculé de 0,2%, une première depuis 2015. Les Echos relève ce commentaire de la banque ING : "ni la stabilité politique, ni la croissance forte ne sont des acquis en Allemagne"

Brexit : still a couple of things to be done

En admettant même que May obtienne le soutien de son gouvernement (et signe le deal avec l'UE), la partie est encore loin d'être gagnée. Principale difficulté : le vote du Parlement UK. S'il reste beaucoup d'interrogations à cet égard (quelle forme prendront les débats, sur quelle question précise se prononceront les députés), la PM s'est engagée à ce que ce vote soit "meaningful" (significatif). Seule certitude : May ne sera pas liée par ce vote.

En clair, même si le Parlement UK rejette l'accord, juridiquement parlant, May aura la possibilité de continuer à mettre en œuvre le deal. Politiquement parlant, c'est moins sûr.

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… et franchement ça ne se présente pas bien

Pour le vote, il faut que May obtienne au moins 326 voix sur 650 sièges. Or a) les conservateurs (le parti de May) c'est 315 voix et une bonne portion d'entre elles se rallieront à Johnson qui a déjà fait part de son opposition au deal… ou aux pro EU qui risquent de refuser l'accord aussi, b) le Labour (257 sièges) devrait en majorité voter contre le texte (une minorité de pro UE votant pour afin d'éviter le "No Deal") c) les 35 députés du Scottish National Party + les 12 Liberal Democrats devraient voter contre

… d) les 10 députés du DUP (unionistes d'Irlande du Nord) qui complètent la majorité de May à l'heure actuelle sont annoncés "contre" par Reuters. a+b+c+d = pas gagné.

30 second MBA : Pour qu’on vous écoute, baissez d’un (demi-) ton

Non, il ne s’agit pas de la tactique, bien connue des profs, qui consiste à chuchoter pour faire cesser les bavardages. C’est de la tonalité, pas du volume, qu’il est question. Car le registre de votre voix détermine votre crédibilité.

Survivance de nos racines animales : les hommes sont plus séduisants quand ils ont une voix profonde (écoutez Barry White). Inversement, ils préfèrent les femmes aux voix haut perchées. Ces préférences, combinées aux stéréotypes sur le leadership (masculin), pèsent lourd : aux élections, les voix manipulées pour être plus graves, qu’elles soient masculines ou féminines, sont mieux évaluées par les électeurs des deux sexes. On comprend pourquoi Emmanuel Macron (comme Margaret Thatcher avant lui) a travaillé sur son registre vocal

Mais n’en faites pas trop : quand les femmes forcent leur voix dans les graves (le "vocal fry", ou "voix de crapaud"), la tactique se retourne contre elles. Et on constate certes que les PDG à la voix basse sont mieux payés (incroyable, non ?) ; mais la différence entre les plus graves et les plus aigus est de 22 Hz seulement : à peine un demi-ton. Donc, ajustez, mais subtilement. Vous serez grave crédible !

Tous les mercredis, Olivier Sibony (ex-senior partner chez McKinsey, prof de stratégie à HEC, London Business School, Oxford) nous explique un concept de management. Sans bullsh*t.

Posez vos questions de management à Olivier Sibony sur asksibo@timetosignoff.fr, retrouvez ses posts sur LinkedIn ou lisez son nouveau (très bon) bouquin : Cracked It!

Du côté de chez BARNES

Chez BARNES, comme chez TTSO, en toutes circonstances, on essaye de garder la tête froide et on s'interdit les superlatifs. Dans le cas de cet appartement de 300 m2 place Victor Hugo et ayant fait l'objet d'une rénovation qu'il est impossible de ne pas qualifier d'exceptionnelle, respecter notre vœu de calme et de sobriété stylistique ne nous semble pas envisageable. Nous nous tairons donc. Et vous laisserons cliquer (ici)

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La prime à la conversion que NOUS attendons

N'est pas celle qui nous fera échanger notre 205 diesel contre une C3 à essence, mais celle qui nous fera passer (enfin !) à la voiture autonome. Non seulement car conduire est devenu une punition (et qu'on n'ose même pas regarder combien de points il nous reste) mais parce que selon une étude parue ce mois-ci dans The Annals of Tourism Research, la première des occupations à laquelle se livreront les conducteurs/passagers libérés de l'obligation de conduire sera... le sexe !

60% des Américains ont déjà fait l'amour dans une voiture (à l'arrêt, espère-t-on). Selon l'étude, ce chiffre devrait exploser avec les voitures autonomes. Et vous qui aviez peur de l'IA !

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