Si vous avez passé la journée à prendre (et à rendre)

Si vous avez passé la journée à prendre (et à rendre)

Pekin annonce l'imposition prochaine d'une taxe de 25 % sur une liste de produits US (voitures, soja) représentant un montant équivalent aux 1 300 produits chinois que les US veulent taxer - Selon NBC, Trump accepte finalement le maintien des troupes US en Syrie (hier, il disait vouloir les retirer) - Edouard Philippe présente la réforme institutionnelle : -30% de parlementaires, 15% de députés élus à la proportionnelle, 3 mandats électifs consécutifs max.  

La SNCF annonce un nombre de grévistes en baisse : 29,7% aujourd'hui vs 33,9% hier

Les cheminots, bien moins chers que nos ponts (Bim! de gauche)

L'économie française, à peine convalescente, peut-elle se permettre une grève ? On a été regarder ce qu'en dit l'Insee. D'après ses calculs une grève perlée des transports (comme celles de 1995 et 2007) coûte environ 50M€/jour, pas donné certes… mais bien moins que ce que le même institut estime être le coût d'un jour férié : 0,06% du PIB soit 1,26Mds€. 25x plus. Tout ça pour dire que, si comme nous le pointions dans notre édition d'hier...

… la grève nous oblige à annuler au moins l'un des ponts que nous avions prévus en mai, l'économie française pourra dire merci à Sud-Rail ! (Ça pique un peu, non ? ;))

Ça, on ne peut pas se le permettre (Bim! de droite)

Hier nous relations l'attractivité historique de la France en 2017 en vous signalant que selon le rapport annuel de Business France les investissements étrangers dans notre pays avaient atteint un plus haut depuis 10 ans. Si on peut voir dans cette performance un effet Macron, il est incontestable qu'elle s'explique aussi par la perte d'attractivité du UK à la suite du Brexit (la France ravit d'ailleurs à l'Angleterre la 2e place de l'attractivité économique européenne, après l'Allemagne). 

Du coup on a tenté un truc : on a regardé combien Google trouvait d'occurrences sur "Brexit UK" : 25,8M, puis sur "Strike France" : 198M… 8x plus. Pas sûr qu'on puisse se permettre d'en rajouter. 

En lire plus dans Le Figaro

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30 second MBA : Friedman contre Spiderman

30 second MBA : Friedman contre Spiderman

Scandale révélé par le New York Times : un banquier de Morgan Stanley maltraite des femmes, et la banque ne fait rien. Encore #metoo ? Pas tout à fait, car cette ordure-là ne s'en prend pas à ses collègues : il bat, insulte et harcèle ses ex. Pour le NYT, même combat :  "il incombe aux sociétés de faire la police du comportement [des salariés] même en-dehors du bureau".

Ça vous surprend ? Il n’y a pas si longtemps, rendre les entreprises responsables des pratiques sociales de leurs sous-traitants ou de leur empreinte carbone semblait tout aussi discutable… mais les attentes de la société envers les entreprises s’étendent sans cesse. Plus personne ne pense, comme Milton Friedman en 1970, que "the business of business is business". La vision actuelle de l’entreprise (par exemple dans le rapport Notat-Sénard) emprunte plutôt à Spiderman : "with great power comes great responsibility"

Mais où tracer la frontière de ces responsabilités en perpétuelle extension ? Et comment arbitrer entre des objectifs aussi divers ? Aujourd’hui, il n’y a pas de réponse simple. Pour les dirigeants comme pour les chercheurs, ce sera peut-être la question de management la plus importante du siècle…

Tous les mercredis, Olivier Sibony (ex-senior partner chez McKinsey, prof de stratégie à HEC, London Business School, Oxford) nous explique un concept de management. Sans bullsh*t.

Posez vos questions de management à Olivier Sibony sur asksibo@timetosignoff.fr, retrouvez ses posts sur LinkedIn ou lisez son très bon bouquin : Réapprendre à décider

Du côté de chez BARNES

Neuilly, un très bel immeuble haussmannien, 310 m2 de raffinement orientés ouest, des volumes et une hauteur sous-plafond exceptionnels, 4 chambres ayant chacune leur dressing et leur salle de bains, une rénovation contemporaine irréprochable : si c'est l'absence de compromis qui définit le luxe, cet appartement en constitue sans doute l'exemple le plus incontestable.

BARNES International Realty

Voir le bien sur le site de BARNES

Ça pourrait être bien pire

Pas au top de la satisfaction sexuelle en cette fin d'hiver ? Consolez-vous, vous pourriez être une "baudroie des abysses" (le poisson qui fait hyper peur dans Némo) et connaître le "pire sexe de l'univers" (dixit le Washington Post). Dans le détail : si vous êtes le mâle, ne faire l'amour qu'une fois à une dame 10x plus grosse que vous et ensuite rester soudé -- par les lèvres -- à votre partenaire jusqu'à dissolution de votre corps dans le sien.

Bien sûr le sort de Monsieur n'est pas très enviable, mais si vous êtes une lectrice adorée, nous vous soumettons la réflexion de la formidable Maïa Mazaurette qui a attiré notre attention sur cet article : "si mes ex me collaient à ce point, j'aurais un gros souci". 

En lire plus dans le Washington Post