Si vous avez passé la journée à signer

Le Parlement européen ratifie le CETA, traité de libre-échange entre l'Union et le Canada (suppression de 99% des barrières douanières entre les 2 partenaires) – Selon le New York Times, les services de renseignements US ont la preuve de contacts téléphoniques entre des membres de l'équipe Trump et les services russes dans l'année qui a précédé son élection – Sur fond de violences en banlieue, Fillon déclare vouloir fixer la majorité pénale à 16 ans.

CETA, en négo depuis 2010, devrait faire progresser de 25% le commerce UE/Canada (actuellement son 12e partenaire commercial) et de 0,08% le PIB de l'UE (+12Mds€). Voir illustration ci-dessus.

Comment Trump va collaborer avec l'Europe/le monde ?

La séquence diplomatique qui s'ouvre va permettre d'y voir plus clair : aujourd'hui et demain, James Mattis, le secrétaire à la Défense US, participera à la réunion de l'OTAN (voir ci-dessous), jeudi et vendredi, Rex Tillerson, le secrétaire d'Etat, sera à Bonn pour le G20, et samedi, c'est le VP himself, Mike Pence, qui s'exprimera à la conférence sur la sécurité de Munich. On fait le point lundi.

Ça ne commence pas trop mal : aujourd'hui, à Bruxelles, Mattis déclare que l'OTAN est "un socle fondamental (…) fermement (soutenu par Trump)".

Pour une fois…

Pour être pro-OTAN (il y a longtemps représenté les US), le Général Mattis arrive néanmoins à la réunion avec un ordre de mission clair de la part de Trump : faire participer plus les Européens à leur propre sécurité (qu'ils assument leur "fair share") : sur les 29 pays de l'OTAN, seuls 3 (dont l'Estonie et la Grèce !) respectent l'objectif de l'Alliance de 2% du PIB en budget défense. La France est à environ 1,6% et les US sont à plus de 3,5%.

Résultat : sur les 20 dernières années, la contribution US à l’OTAN est passée de 50 à 72%. Pour une fois, Donald may have a point.

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30 second MBA : Nuit debout chez les contrôleurs de gestion

On rencontre rarement un contrôleur de gestion debout sur une barricade. Et pourtant, la profession a ses radicaux : ceux qui veulent brûler vos budgets. Explication.

Le budget, ce pensum que nos boîtes nous infligent (presque) toutes, à quoi ça sert ? A deux choses principales. D’abord, à allouer des ressources : on investit là où on prévoit un retour. Ensuite, à mesurer la performance : le budget est aussi un contrat.

Or, comme l’explique ici Sebastian Becker, allouer les ressources en détail annuellement, c’est fastidieux et bureaucratique. A la place, on peut adopter des processus d’investissement glissants. Et évaluer la performance sur l’atteinte d’un budget, c’est récompenser les négociateurs les plus roublards, pas forcément les managers les plus efficaces. Mieux vaut récompenser la sur-performance des individus par rapport au marché ou à leurs pairs.

Résultat pour les entreprises « post-budget » : plus d’agilité, moins de conflits, et plus de motivation. Mais attention : dès qu’un nouveau patron arrive, ou que la conjoncture se durcit, les vieilles habitudes risquent de reprendre le dessus, et les budgets de revenir en force. Dur, dur, d’être un révolutionnaire chez les comptables…

Tous les mercredis, Olivier Sibony (ex-senior partner chez McKinsey, prof de stratégie à HEC, London Business School, Oxford) nous explique un concept de management. Sans bullsh*t.

Posez vos questions de management à Olivier Sibony sur asksibo@timetosignoff.fr, retrouvez ses posts sur LinkedIn ou lisez son très bon bouquin : Réapprendre à décider

Du côté de chez BARNES

Bien à la location

A Courchevel, le chalet "La Bergerie" est classé dans la catégorie prestige. Il n'est pas évident que ce qualificatif lui rende entièrement justice. Jugez plutôt : 2.600m2, 5 étages, 7 suites au-delà du confort (domotique, télé 200 chaines, etc.), piscine intérieure (20x5m) et spa (jacuzzi, sauna, hammam, salle de gym), salle de cinéma... et même un ski-room ! Certaines semaines de vacances ne ressemblent à aucune autre.

BARNES International Realty

Voir le chalet

Une excellente nouvelle !

Nudity is back ! C'est ce qu'annonce Playboy. Il y a deux ans, le magazine renonçait à la publication de ses photos de nu glamour et, à l'époque, nous avions dénoncé cette décision pour ce qu'elle nous semblait être : une reddition face au porno et aux Tartuffes des réseaux sociaux. N'ayant de grande sympathie ni pour l'un, ni pour les autres, et devant tant aux déesses qui se sont succédé dans ce magazine aimé, nous nous réjouissons de ce revirement.

Reste qu'on peut douter que cette décision suffise à sauver Playboy (qui vendait presque 6M d'exemplaires dans les 70s et n'en vend plus que 700.000 aujourd'hui) en pertes et à vendre depuis des années…

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