Si vous avez passé la journée en cours d'arabe

Le Parlement européen vote la réforme du droit d'auteur destinée à protéger les ayants droit et la presse de la toute puissance des GAFA. Macron célèbre une "une grande avancée (pour) notre information libre, notre création culturelle" - Le Parlement européen (again) déclenche l'article 7 (sanctions envers un Etat) contre la Hongrie d'Orban pour menaces "systémiques" contre les valeurs de l'UE - Ferrand élu au perchoir... sans enthousiasme délirant : 254 voix sur 312 du groupe LREM (Rugy avait eu 353 voix en juin 2017)

Sur la réforme des droits d'auteurs adoptée par l'UE, 2 articles (le 11 et le 13) ont fait l'objet d'un lobbying intense et opposé GAFA/Presse. C'est important et pas évident. On vous explique tout ci-dessous.

Décès de Rachid Taha à 59 ans. On a chanté Ya Rayah (en yaourt) toute la journée en pensant à lui

Article 11

C'est l'article le plus conflictuel de la directive adoptée aujourd'hui par l'UE. Son objet : créer un "droit voisin" (de celui des droits d'auteurs) pour la presse dont la valeur du contenu est "aspirée" par Google et Facebook lorsque ses articles sont partagés ou sont repris dans Google News (le titre, l'illustration et les premières lignes apparaissent et, souvent, les lecteurs s'en tiennent là). La question : si Google et Facebook doivent payer pour ce contenu continueront-ils à le publier ? 

L'expérience espagnole est inquiétante : Google News y a cessé de reprendre des articles de presse nationale. Résultat : les sites des journaux espagnols ont perdu entre 6 et 30% de leur trafic. Pas sûr que ça soit le but recherché

En lire plus dans Le Monde

Article 13

Deuxième article au centre des débats : celui qui obligera les plateformes à mettre en place des outils de filtrage afin de s'assurer que les utilisateurs uploadant/partageant du contenu ont bien des accords avec les titulaires de droits d'auteur dudit contenu. Bien, sur le papier, mais qui aura les moyens de développer les algorithmes surpuissants permettant de checker ça (chaque minute 400 heures de vidéos sont uploadées sur YouTube) ? Les GAFA only

Toutes les autres plateformes se retrouveront dans un risque permanent d'illégalité… et auront encore moins de chance de contester le monopole GAFA. Pas sûr que ce soit le but recherché (bis)

Lire l'avis très intéressant/informé de Guillaume Champeau, le patron des Legal Affairs chez Qwant

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30 second MBA : La question à 1 trillion de dollars

Amazon, dont la capitalisation boursière vient de franchir le seuil des 1000 milliards, est-il un dangereux monopole ? Pour la plupart des experts américains de l’antitrust, la réponse est clairement non. Sa position est loin d’être dominante (moins de 5% du commerce US). Surtout, quand Amazon casse les prix, le consommateur est le grand gagnant. Or, depuis les années 1980, l’impact consommateur est le critère principal que retiennent les tribunaux US, sous l’influence des économistes de l’école de Chicago.

Pourtant, quelques juristes téméraires remettent en cause cette logique. Pour eux, Amazon fait deux choses qui étaient impensables avant l’Internet. Il vend à perte quasi-indéfiniment, grâce à des investisseurs à la patience infinie (valorisation = 200x les profits ; c’était 900 x encore récemment…). Et il rend ses rivaux dépendants de ses incontournables services B2B (marketplace, cloud), qui lui permettent de collecter des informations… pour les concurrencer. Un peu comme si votre opérateur téléphonique écoutait vos conversations pour venir vous piquer des affaires.

D’où LA question : va-t-on, pour arrêter Amazon, revenir à la doctrine antitrust plus interventionniste qui prévalait il y a cinquante ans ? Comme ça dépend du gouvernement Trump, ne retenez pas votre souffle... 

Tous les mercredis, Olivier Sibony (ex-senior partner chez McKinsey, prof de stratégie à HEC, London Business School, Oxford) nous explique un concept de management. Sans bullsh*t.

Posez vos questions de management à Olivier Sibony sur asksibo@timetosignoff.fr, retrouvez ses posts sur LinkedIn ou lisez son nouveau (très bon) bouquin : Cracked It!

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Monoprix : cave aux trésors

De Monoprix, vous connaissez le raffinement gourmet et l’élégance de la mode. Découvrez-en donc les flacons. Pour la Foire aux vins (12 au 27 septembre), les cavistes de Monoprix ont parcouru les vignobles toute l'année. Ils ont y ont déniché des vignerons visionnaires, des cuvées souvent confidentielles et des goûts inédits. Rien d'ordinaire : des bouteilles singulières et le meilleur rapport prix-plaisir. En septembre, chez Monoprix, passez par la cave.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

Jusqu'au 27/09, la 3ème bouteille identique est gratuite (remise immédiate avec La Carte) sur une sélection de vins différente chaque jour

Découvrir la sélection Foire aux vins Monoprix

Un baiser

Dans un excellent article sur l'utilité physiologique du baiser (format grosse galoche), Slate nous apprend que, lorsque nous nous embrassons, nous échangeons en moyenne "9 ml d’eau, 0,7 mg de protéines, 0,18 mg de composés organiques, 0,71 mg de graisses diverses et 0,45 mg de chlorure de sodium. Et entre 10M et 1Md de bactéries de 278 espèces différentes". Par ailleurs un baiser "actif" permettrait de brûler jusqu'à 25 calories. Ce soir, partageons nos bactéries.

A la définition de Slate, on a le droit de préférer celle de Maupassant : "La rencontre des bouches est la plus parfaite, la plus divine sensation qui soit donnée aux humains, la dernière, la suprême limite du bonheur". (Le Baiser - 1882)

Lire le papier de Slate