Si vous avez passé la journée sur Eicher

Attentat terroriste à Liège (Belgique) : un individu tue 2 policiers et un passant avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Il venait de sortir de prison où il s'était radicalisé - Rassemblés à Paris, les principaux dirigeants libyens s'accordent sur la tenue d'élections le 10 décembre prochain. Macron salue un accord "historique" - Corée du Nord : le numéro 2 du régime (Kim Yong-chol) en visite aux US pour préparer le futur sommet Trump-Kim Jong-un. 

Eric Woerth mis en examen dans le cadre de l'enquête sur le financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007. 

Et hop 3 ans de plus

2020 ? Non 2023 ! C'est, selon Le Monde, la nouvelle deadline pour le Brexit que May a fait accepter "à la dérobée" à son gouvernement. Le UK pourrait donc rester associé à l'UE 3 ans de plus, le temps nécessaire pour développer des "technologies permettant la gestion d’une frontière dite invisible (avec l'UE)" (pardon ?!)... ou, plus sérieusement, 3 ans de plus pour régler l'inextricable situation de l'Irlande du Nord.

Au total, si la rupture avec l'UE a lieu en 2023, elle interviendra 7 ans après le vote du Brexit. On voit mal comment un petit problème de légitimité ne se poserait pas alors.

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Bilan "hulotien"

Alors que le ministre de l'Ecologie perd la manche -- ultra symbolique -- du glyphosate contre Travert (Min. Agri), l'Obs tente un bilan de Hulot au gouvernement. Verdict : "Pas lourd". Certes, il y a eu Notre-Dame-des-Landes ou des annonces fortes : la fin de l’exploitation des hydrocarbures en France et l’abolition en 2040 de la voiture à essence... mais comment digérer le CETA ? Qui croit à la fermeture de 17 réacteurs nucléaires d'ici 2025 ? 

Comment accepter le OK à Total pour l'ouverture d'une raffinerie important de l'huile de palme à La Mède ou celui à l'axe autoroutier strasbourgeois (500ha de forêt détruits), etc ? Démission prévue à la rentrée. 

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"Everything that could go wrong has gone wrong"

C'est ce que déclare George Soros à propos de l'UE dans son speech au Conseil européen des relations internationales aujourd'hui, concluant que "l'Union Européenne court un risque existentiel et ça n'est plus une simple façon de parler". Sans même mentionner le Brexit (cf plus haut), il est difficile de lui donner tort en regardant l'actu du jour.

L'Italie s'enfonce dans la crise : aujourd'hui, son taux (d'emprunt) à 3 ans bondit dans des proportions jamais vues depuis la création de l'euro, y compris pendant la crise grecque (2010). Et par ricochet toutes les économies du sud (Espagne, Portugal), en phase de récupération fragile, voient leurs taux monter. Ça se tend même en France. Not good.

La peur principale des marchés : que les partis anti-système italiens (5*, Ligue) radicalisent leur discours anti-euro et fassent des prochaines législatives italiennes un référendum sur l'Italexit (exactement ce que nous disions hier). Et les gagnent.

Les anti-euro italiens peuvent en tous les cas compter sur l'aide du Commissaire Européen au budget (Günter Oettinger, un allemand de la CDU) qui déclare aujourd'hui "Les marchés vont apprendre aux Italiens à voter pour le bon camp". Everything that could go wrong...

Le problème : l'Italie n'est pas la Grèce, son économie est 9,5x plus grosse et pèse 20% de la Zone Euro. Waaaaay Too Big To Fail/Leave

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