Si vous avez passé la journée en mode avion

Catalogne : le parquet allemand juge "recevable" la demande d'extradition de Carles Puigdemont vers l'Espagne (le tribunal local a désormais 60 jours pour trancher) - Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane déclare qu'Israël a le "droit" à un territoire - Au moins 9 universités (sur 70) bloquées aujourd'hui pour demander le retrait de la loi "orientation et réussite des étudiants" (ORE) qui réforme l'accès à l'université.

Attractivité de la France : 1.300 décisions d'investissements étrangers en France (représentant 33 000 emplois) prises en 2017. Record depuis 10 ans (rapport de Business France publié aujourd'hui).

Jour 1

Jour 1

34% de grévistes aujourd'hui à la SNCF. Ça n'est pas un raz-de-marée : c'est moins que le 22 mars (35%) et carrément moins qu'en 2010 (réforme des retraites, 43% de grévistes)... Mais la mobilisation se fait là où ça fait mal : 48% des agents indispensables à la circulation des trains étaient en grève (vs 36% le 22 mars) dont plus de 3/4 des conducteurs. Du côté des usagers on est toujours pour la réforme (51%) mais le camp de ses opposants progresse...

46% aujourd'hui vs 42% il y a 2 semaines (source : Ifop-JDD). On en reparle après les ponts de mai (cf calendrier ci-dessus)…

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SNCF : c'est pourtant simple

L'enjeu du conflit de la SNCF est limpide, c'est "le deal" macronien : échanger la disparition - pour les employés futurs - du statut de cheminot (un surcoût de 430M€/an) + la transformation de la SNCF en Société Anonyme (à capitaux publics non cessibles) contre la reprise par l'Etat d'une part/la totalité (le gouvernement reste pour l'instant silencieux sur ce point) de la dette de la SNCF (50Mds€ en grande partie dus à la construction des lignes TGV).

Le bénéfice de la reprise par l'Etat de la dette de la SNCF ? Pour les clients : baisse des prix (les "péages" perçus par la partie réseau de la SNCF représentent 40% du tarif d'un billet TGV)… pour les contribuables, ça devrait être moins rose…

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SNCF : c'est pourtant inextricable

SNCF : c'est pourtant inextricable

L'enjeu en est peut-être "simple" (cf article précédent), mais la bataille du rail qui s'annonce a tout pour virer au conflit dur. On vous dit pourquoi personne ne veut lâcher.

Parce que, comme le disent Les Echos dans un excellent papier, de part et d'autre, il s'agit d'une bataille "identitaire". D'un côté les cheminots dont l'histoire (celle de l'aristocratie de la lutte ouvrière) se confond avec le statut (obtenu dès 1920) et de l'autre Macron qui a déclaré vouloir faire de son quinquennat celui de la "sortie de la société des statuts qu'est la France". D'un côté comme de l'autre : aussi respectable qu'irréconciliable.

Parce que c'est aussi une bataille pour la survie. A l'horizon du conflit : les élections syndicales à la SNCF qui auront lieu en novembre. En lice : l'UNSA (29% aux élections 2015), la CFDT (15%), toutes les deux réformistes et Sud-Rail (17%) et la CGT (34%), contestataires. L'enjeu pour la CGT, encore majoritaire : enrayer son déclin. Pour les autres : gagner des parts de marché. Pour chacun : ne pas être désigné par ses concurrents comme le syndicat qui a lâché. Vous n'avez pas fini d'attendre votre train.

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Le goût de la rive droite

Près de 40 ans après son inauguration rue de Sèvres, La Grande Epicerie de Paris a enfin traversé la Seine ! La fraîcheur des étals de 4 saisons, le savoir-faire d'artisans bouchers et poissonniers, l'exception des jambons, des fromages et des vins : tous les ingrédients d'une épicerie de rêve, allant du produit le plus humble au plus raffiné, ont une nouvelle adresse, le 80 rue de Passy. La Grande Epicerie partage un goût : le vôtre, celui de la rive droite.

La Grande Epicerie de Paris, rive droite : 80 rue Passy & 91 avenue Paul Doumer, Paris 16e - Du lundi au samedi, 8h30 - 21h00

Découvrir La Grande Epicerie Rive Droite

La Q de la semaine

Si, en matière de transport, l'arme de la grève est redoutable, c'est surtout sa prolongation qui est insupportable. Cet axiome, qui nous semble s'appliquer à de nombreux domaines, nous a fait nous (= vous) poser cette question : au bout de combien de temps céderiez-vous à une grève du sexe de la part de votre partenaire actuel/le ? 

Résultats du sondage précédent :  Un peu de sado-masochisme (entre adultes consentants bien entendu) ça vous tente ? Oui : 43% ; Non : 48% ; Pourquoi "un peu" ? : 9%.

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