Si vous avez passé la journée avec votre équipe (une dernière fois)

Si vous avez passé la journée avec votre équipe (une dernière fois)

Hollande applaudi à l'issue d'un dernier Conseil des ministres "très fraternel" - Mélenchon annonce sa candidature aux législatives à Marseille (où il est arrivé 1er au 1er tour avec 25% des voix). Il sera face au sortant PS Patrick Mennucci (4e circo) - Martin Schulz, chef de file des sociaux-démocrates aux législatives allemandes déclare être d'accord avec Macron sur la création d'un budget commun de la Zone Euro (cf. plus bas, "Le bol (2)")

Officialisation de l'arrivée de Patrick Cohen à la rentrée sur la matinale d'Europe 1. Il sera remplacé sur Inter (où il a piloté la tranche 7-9 pendant 7 ans) par un duo Nicolas Demorand/Léa Salamé

aPSocalypse : essayons d'y voir clair

Cambadélis confirme que Valls est visé par une procédure d'exclusion du PS. Le Guen dénonce un parti tenu par des "frondeurs transformés en ayatollahs". Et sinon ? Hamon annonce qu'il va lancer un mouvement "qui dépassera les étiquettes politiques", sans quitter le parti. Hidalgo, Taubira, Aubry + 200 personnalités lancent Dès Demain, un "grand mouvement d’innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale". Mais ça ne sera "ni un courant, ni un parti". C'est clair ?

Par ailleurs, le patron de la commission d'investiture d'En Marche (JP. Delevoye) déclare que Valls ne remplit pas les "critères d'acceptation" pour devenir candidat du mouvement. C'est clair ? (bis)

Le bol (2)

On vous en parlait hier, la baraka de Macron est quand même dingue. Aujourd'hui le Canard révèle que l'imminence des législatives allemandes (24/09) force Merkel (CDU, droite) et les sociaux démocrates à draguer le nouveau PR français (dont chacun voudrait obtenir le soutien) comme jamais auparavant. Acte 1 : dimanche, Sigmar Gabriel (Min Aff. Etr.), social démocrate, appelle à soutenir la France en desserrant la sacro-sainte discipline budgétaire allemande. Enorme !

Du coup Macron en a profité pour essayer d'obtenir de Merkel la création d'un fonds franco-allemand qui investirait dans le numérique et les infrastructures. Si ça marche, ça serait un geste pro-croissance jusqu'alors inenvisageable de la part des Allemands. Kolossal !

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30 second MBA : « En même temps… »

30 second MBA : « En même temps… »

Par ces trois mots, critiqués mais entièrement assumés, le désormais président Macron nous a dit son ardeur à concilier des objectifs apparemment contradictoires. C’est de la politique, direz-vous ? Pas seulement. C’est aussi une grande idée de management.

Car nous devons tous être ambitieux et réalistes, standardiser et nous adapter à la demande, être rigoureux et créatifs… Manager, c’est gérer des tensions. A la limite, s’il n’y a pas de paradoxe à résoudre, votre boîte n’a plus besoin de vous !

Le plus important de ces paradoxes stratégiques, c’est que toute entreprise doit gérer le business d’aujourd’hui et inventer celui de demain, concilier exploitation et exploration. Or, comme l’urgence quotidienne est d’optimiser le « core business », l’entreprise néglige l’exploration, et tôt ou tard, des concurrents plus innovants la déstabilisent. Exemple : le business traditionnel face à la disruption digitale.

La solution, c’est « l’organisation ambidextre », où l’exploration est séparée du core business, en mode « start-up interne ». Le conflit remonte ainsi au PDG, lui aussi « ambidextre », qui doit arbitrer « un état de conflit créatif constant ». Eh oui, M. le Président : c’est ce qui arrive quand on a deux objectifs contradictoires… en même temps.

Tous les mercredis, Olivier Sibony (ex-senior partner chez McKinsey, prof de stratégie à HEC, London Business School, Oxford) nous explique un concept de management. Sans bullsh*t.

Posez vos questions de management à Olivier Sibony sur asksibo@timetosignoff.fr, retrouvez ses posts sur LinkedIn ou lisez son très bon bouquin : Réapprendre à décider

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Macron : déjà 37% de déçu(e)s !

En exclusivité TTSO est en mesure de vous prouver que pour plus d'un Français sur 3 le mandat de Macron part mal. Démonstration : la semaine dernière, 32% d'entre vous nous ont affirmé qu'ils feraient l'amour au soir du 2nd tour si ils étaient satisfaits des résultats. Hier à notre (nouvelle) question "finalement, avez-vous fait l'amour dimanche soir" seuls 20% d'entre vous nous ont répondu "Oui, pour fêter l'évènement"

20 divisé par 32 = 62,5… ce qui laisse 37,5% d'entre vous déjà déçus par le quinquennat. CQFD