Si vous avez passé la journée dans une grotte

17% de grévistes à la SNCF, "une des participations les plus faibles depuis le début des actions contre la Loi Travail" (Les Echos) – Crash du vol EgyptAir : une des deux boîtes noires repérée (elle devrait être remontée d'ici 1 semaine) – Bruxelles propose la réautorisation provisoire du glyphosate (principe actif du RoundUp et objet d'une querelle d'experts sur son caractère cancérogène ou non) pour 18 mois / S. Royal annonce que la France dira non.

Le glyphosate est le produit le plus fréquemment détecté dans les cours d’eau français.

L'OCDE se désole

L'organisation économique publie aujourd'hui un rapport sur la croissance mondiale dont elle se désole de la "mollesse" dans les pays développés victimes d'une demande "atone" et d'un investissement en "berne". Ce qui inquiète le plus l'OCDE : le fait que les politiques publiques reposent sur le "levier exclusif" de la création monétaire (le fameux Quantitative Easing), incapable de relancer les économies "sans s'appuyer parallèlement sur des politiques budgétaires" (Traduction au sujet suivant).

D'après l'OCDE, il faudra 70 ans aux populations des économies développées pour doubler leur niveau de vie, soit 2x plus longtemps qu'il y a 20 ans.

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Et nous aussi (on se désole, comme l'OCDE)

Ce que l'OCDE pointe est ce que nous avons expliqué plein de fois dans ces colonnes : on peut bien ouvrir les vannes du crédit (= le Quantitative Easing), si personne n'a envie de s'endetter (peur du chômage / carnet de commandes vide), ça ne sert à rien. La seule solution quand la création monétaire est inefficace, c'est de relancer artificiellement la demande par la dépense publique (réduction d'impôts/investissement...). Like it or not.

L'impuissance de la politique monétaire que déplore l'OCDE (pas exactement un repère de Keynesiens) a été analysée dès 1936 par Keynes qui la nomme la "trappe à liquidité" (créez autant d'argent que vous voulez, il passe à la trappe et n'entraîne pas l'économie).

Sur les fondamentaux (et pas la caricature) du keynésianisme, on vous conseille vraiment la lecture de ce très court/simple article de Paul Krugman (Nobel Eco 2008)

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30 second MBA : Si, si, cédez !

Richard Thaler, l’un des pères de l’économie comportementale, fit un jour un cadeau à ses élèves – plus précisément à la moitié d’entre eux : un (horrible) mug aux couleurs de l’université. Il leur demanda aussitôt à quel prix ils accepteraient de vendre ce mug. L’autre moitié des élèves, pour sa part, devait dire à quel prix elle les leur achèterait. Résultat : les heureux possesseurs d’un mug demandent deux fois plus d’argent pour s’en séparer que leurs camarades ne sont prêts à payer pour les acquérir. En d’autres termes, le simple fait de posséder quelque chose augmente sa valeur à nos yeux : c’est l’"endowment effect".

Why should we care ? Parce que ce biais affecte tout autant les entreprises que les individus. Quand il s’agit de leurs propres actifs, nos sociétés font souvent preuve d’attachements irrationnels. La preuve : dans les grandes entreprises, les cessions sont plus difficiles à décider, et au final bien plus rares, que les acquisitions. Un biais coûteux, en temps de management comme en capital…

La meilleure solution à ce problème : la revue systématique de portefeuille. Précisément parce que les cessions ne sont pas naturelles, il faut se poser régulièrement la question de leur pertinence. Après tout, savoir céder, n’est-ce pas parfois une qualité ?

Tous les mois, Olivier Sibony (ex-senior partner chez McKinsey, prof de stratégie à HEC, London Business School, Oxford) nous explique un concept de management. Sans bullsh*t.

Voir le livre d'Olivier Sibony : Réapprendre à décider

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Du côté de chez BARNES

Lorsqu'il s'agit de choisir nos maisons, bien sûr, nous nous laissons gouverner pas nos passions habituelles : la beauté, le prestige, etc. Mais à la fin, comme toujours dans la vie, c'est le charme qui l'emporte. Toute résistance à cette propriété, située face au Bois de Vincennes de Nogent-sur-Marne, à ses 300m2 Napoléon III et à ses 950m2 de jardin, serait donc inutile. Le charme est plus fort que tout.

BARNES International Realty

Voir le bien sur le site de BARNES

Profitez de votre déclaration d'impôts

… pour évaluer les contributions financières respectives au sein de votre couple. Elles vont vous permettre d'estimer précisément les chances qu'a Monsieur d'aller essayer d'autres lits cette année. C'est ce qu'indique une étude de l'Université du Connecticut (relayée par le Wall Street Journal). L'idéal : que l'homme apporte 70% des revenus du couple. Au-dessus, ce primate pense que la dépendance financière de sa femme lui permet toutes les licences...

… au-dessous, la perte de confiance le pousse à aller se rassurer avec la voisine/une collègue.

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